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14.06.2007
La grisaille parisienne
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. La preuve : aujourd'hui, pas d'article amoureux sur la capitale, parce qu'elle me semble triste, terne, froide. Peut-être est-ce du à mon week-end strasbourgeois, à rêvasser sur les petits ponts, à me croire quelque part entre Amsterdam et Copenhague au bord de l'eau tandis que les vélos glissent lentement autour de moi, à boire des verres sur des péniches au soleil, à me laisser porter par le rythme tranquille des petites ruelles ?
Aujourd'hui, à Paris, je ne vois que fumées grisâtres des pots d'échappements, teints gris des parisiens stressés qui courent et fument trop, atmosphère grise des trottoirs, des façades, des nuages. Je ne vois que du superficiel, des gens seuls, des immeubles lisses qu'on croirait tenus par des planches comme des décors de théâtre, des rires qui sonnent un peu creux. Je ne vois que les embouteillages enfumés, les rues dégueulasses, les gens qui font la tronche.
Vous savez ce que ça veut dire ? Il faut que j'aille voir la mer, marcher en forêt, n'importe quoi loin du bitume.
14:05 Publié dans La ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris

