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23.06.2007
Puisque ce sont eux qui le disent...
« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède » Saint Augustin
« Le bonheur, on s’y fait, le malheur on ne s’y fait pas, c’est ça la différence » Michel Audiard
« Pour faire le bonheur de son mari, il faut croire son mari et ne pas croire au bonheur » Pierre Baillargeon
« Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n’existe pas, l’amour est impossible, rien n’est grave » Frédéric Beigbeder
« D’aucuns estiment que l’intelligence est un obstacle au bonheur. Le véritable obstacle, c’est l’imagination » Adolfo Bioy Casares
03:40 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2007
"Le bonheur, c'est la somme de tous les malheurs qu'on n'a pas" M. Achard
Faire des efforts, c’est ce qui tient en vie, non ? C’est ce qui donne envie de se surpasser, pour ne pas stagner. Mais merde, j'en fais plein, moi, des efforts.
Est-ce qu’on n’a que ce qu’on mérite ? Non, bien sûr que non. La preuve, je fais des vœux tout le temps. Je fais des vœux en sautillant sur les trottoirs. Je fais des voeux en jetant des pièces dans les fontaines. Je fais des vœux en allumant des bougies dans des cathédrales. Je fais des vœux en jetant des cailloux dans les ravins. Je fais des vœux devant les étoiles filantes, même celles qui ne sont que des lumières d’avions. Je fais des vœux réfléchis, je fais des vœux irraisonnés, je fais des vœux pour être heureuse, tout bêtement.
Il faut croire que c’est encore trop demander.
De toute façon, le bonheur n’est pas une notion du présent. On vit en se disant « ah oui, à ce moment-là, j’étais heureuse », et en espérant du bonheur à venir. Mais on est rarement heureux sur le moment, parce que, justement, l’instant est fugace et on déplore sa perte avant même qu’il soit parti.
J’ai envie de voir la mer, pour me dire que tout ça n’est pas vain.
Je n’en peux plus de cette solitude, de ces journées qui s’étirent longuement et ne mènent à rien.
Je veux sentir l’herbe et le sable sous mes pieds, je veux me sentir en vie, je veux sentir que j’existe.
11:20 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.06.2007
Rien à ajouter

22:20 Publié dans Les voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyages, Florence, photo
19.06.2007
Par les soirs bleus d'été...

22:20 Publié dans Les voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, photo, voyages
While you were sleeping

Un petit côté folk et des accents qui ne sont pas sans rappeler le tout jeune Leonard Cohen : forcément, je ne pouvais qu'aimer Elvis Perkins. ![]()
Une bande-son pour accompagner les virées en voiture, fenêtres ouvertes, le vent qui s'engouffre dans les cheveux, le soleil qui cogne sur les épaules, les fleurs des champs qui courbent la tête, l'eau des lacs qui scintille, les nuages qui se font cotonneux.
12:45 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elvis perkins, musique
18.06.2007
"La plupart des larmes amères sont versées sur des prières exaucées" T. D'Avila
Des voeux, en veux-tu en voilà, des voeux pour tout, des voeux naïfs, des voeux dramatiques. Des voeux pour réussir son bac, des voeux pour réussir sa vie, des voeux pour se marier, des voeux pour divorcer, des voeux pour vivre encore un peu, des voeux pour réussir à mourir, des voeux pour remettre à d'autres ce qu'on ne sait pas faire tout seul, des voeux désespérés, des voeux riants. ![]()
Des voeux de petite fille, des voeux de vieille dame. Des voeux pour soi, des voeux pour les êtres aimés. Des voeux pour pouvoir revenir, des voeux pour avoir la force de partir. Des voeux d'amoureux, des voeux de malades, des voeux universels, des voeux tellement personnels.
Des voeux délicatement accrochés à des flammèches gracieuses, des voeux griffonnés sur de petits papiers. L'infiniment fragile porteur de tous ces messages, de tous ces besoins, de tous ces espoirs. Toutes ces solitudes s'entremêlant dans la multitude des souhaits.
23:30 Publié dans Les choses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Zibaldone

Photos de Giacomelli et poésie de Leopardi se sont répondues il y a deux ans dans une superbe exposition présentée à la BNF. La preuve, s'il en fallait une, que la poésie italienne ne s'est pas arrêtée à Dante, loin de là.
Non gli uomini solamente, ma il genere umano fu, e sarà sempre, infelice di necessità. Non il genere umano solamente, ma tutti gli animali. Non gli animali soltanto ma tutti gli altri esseri a loro modo. Non gli individui, ma le specie, i generi, i regni, i globi, i sistemi, i mondi.
Entrate in un giardino di piante, d'erbe, di fiori. Sia pur quanto volete ridente. Sia nella più mite stagione dell'anno. Voi non potete volger lo sguardo in nessuna parte che voi non vi troviate del patimento. Tutta quella famiglia di vegetali è in istato di souffrance, qual individuo più, qual meno. Là quella rosa è offesa dal sole, che gli ha dato la vita ; si corruga, langue, appassisce. Là quel giglio è succhiato crudelmente da un’ape, nelle sue parti più sensibili, più vitali. Il dolce mele non si fabbrica dalle industriose, pazienti, buone, virtuose api senza indicibili tormenti di quelle fibre delicatissime, senza strage spietata di teneri fiorellini.
Quell’albero è infestato da un formicaio, quell’altro da bruchi, da mosche, da lumache, da zanzare; questo è ferito nella scorza e cruciato dall’aria o dal sole che penetra nella piaga; quello è offeso nel tronco, o nelle radici ; quell’altro ha foglie più secche; quest’altro è roso, morsicato nei fiori; quello trafitto, punzecchiato nei frutti. Quella pianta ha troppo caldo, questa troppo fresco; troppa luce, troppa ombra; troppo umido, l’altra non trova dove appoggiarsi, o si affatica e stenta per arrivarvi. In tutto il giardino tu non trovi una pianticella sola in istato di sanità perfetta. Qua un ramicello è rotto o dal vento o dal suo proprio peso ; là un zeffiretto va stracciando un fiore, vola con un brano, un filamento, una foglia, una parte viva di questa o quella pianta, staccata e strappata via. Intanto tu strazi le erbe co’ tuoi passi; le stritoli, le ammacchi, ne spremi il sangue, le rompi, le uccidi. Quella donzelletta sensibile e gentile, va dolcemente sterpando e infrangendo steli. Il giardiniere va saggiamente troncando, tagliando membra sensibili, colle unghie, col ferro.
Certamente queste piante vivono ; alcune perchè le loro infermità non sono mortali, altre perchè ancora con malattie mortali, le piante, e gli animali altresi, possono durare a vivere qualche poco di tempo. Lo spettacolo di tanta copia di vita all’entrare in questo giardino ci rallegra l’anima, e di qui è che questo che ci appare essere un soggiorno di gioia. Ma in verità questa vita è trista e infelice, ogni giardino è quasi un vasto ospitale (luogo ben più deplorabile che un cemeterio), e se questi esseri sentono o, vogliamo dire, sentissero, certo è che il non essere sarebbe per loro assai meglio che l’essere.
Bologna, 19 e 22 aprile 1826
Giacomo Leopardi.22:20 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, photo, expo
17.06.2007
All'opera del Duomo

03:05 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, voyages, Florence
16.06.2007
Une parenthèse
Rien que pour le plaisir...
04:00 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique
15.06.2007
Sweets for my Swift
Aujourd'hui j'ai envie de vous donner envie de Swift, et n'allez pas me dire que Gulliver c'est juste bon pour les gamins, hein, surtout ? Swift (1667-1745), c'est le pape de l'humour noir, le prince de l'ironie irrévérencieuse, l'écrivain satirique par excellence, on aimerait bien trouver la même chose chez les français à la même époque, hum ?
Swift, c'est un irlandais, un irlandais qui voit son pays réduit au servage et dévasté par les anglais tandis que les enfants en guenilles crèvent de faim dans les rues. Alors, pour dénoncer l'état terrible dans lequel se trouve son Irlande natale, il commet ce petit bijou, Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public.
Si les enfants irlandais meurent de faim, mendient et volent, c'est parce qu'ils sont trop nombreux, forcément avec ces catholiques qui ne peuvent s'empêcher de se reproduire, hum ? Alors que faire de tous ces enfants ? Simple, répond l'auteur : il suffit de les manger. Ainsi, ils ne seront plus une charge pour leur pays et seront utiles à la société (anglaise, vous l'aurez compris).
La chair de nourrisson sera plus abondante en mars car "un auteur sérieux, un éminent médecin français, nous assure que grâce aux effets prolifiques du régime à base de poisson, il naît, neuf mois environ après le Carême, plus d'enfants dans les pays catholiques qu'en toute saison". Ainsi, manger les enfants irlandais "aura l'avantage supplémentaire de réduire le nombre de papistes parmi nous".
Voilà une solution qui permettrait de "voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras - les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu'ils le sont envers leurs juments ou leurs vaches pleines...et la crainte d'une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu'ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied".
A ceux qui voudraient également se débarrasser des vieux Irlandais malades et infirmes mais ne savent pas comment faire, l'auteur propose une solution d'une simplicité confondante : il suffit d'attendre "car il est bien connu que chaque jour apporte son lot de mort et de corruption, par le froid, la faim, la crasse et la vermine, à un rythme aussi rapide qu'on peut raisonnablement l'espérer".
Et n'oublions pas que tout cela peut être exécuté directement par les Irlandais eux-mêmes : ainsi "nous ne courrons pas le moindre risque de mécontenter l'Angleterre. Car ce type de produit ne peut être exporté, la viande d'enfant étant trop tendre pour supporter un long séjour dans le sel, encore que je pourrais nommer un pays qui se ferait un plaisir de dévorer notre nation, même sans sel".
Pauvre Irlande...
A lire aussi : instructions aux domestiques
13:09 Publié dans Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jonathan swift, modeste proposition, littérature, ironie

