31.07.2007
Bad dreams
"O God I could be bounded in a nutshell
and count myself a king of infinite spaces -
were it not I had bad dreams"
Hamlet, II, 2.
20:00 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Shakespeare, littérature, photo
19.07.2007
"Il faut croire quand même, espérer quand même, aimer quand même" T.Monod

12:20 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, voyages
18.07.2007
Premier 14 Juillet à Paris
Ca commence par un incontournable clin d'oeil à la vieille dame, "cette vieille reine de nos cathédrales", comme dirait Tonton Victor, resplendissante sous le soleil de fin de journée, prête à se laisser dévorer des yeux par les touristes émerveillés et les parisiens amoureux, et à accueillir les saltimbanques, cracheurs de feu qui allument des étoiles dans les yeux des petites filles.
Ensuite vient le moment du sacro-saint pique-nique au bord d'une Seine qui se fait opaque dans la lumière du soir, fleuve d'encre, étendue d'huile où glissent les bateaux un peu fiérots aux noms éminemment kitsch. Au menu, sushi et maki, raviolis de poulet et brochettes de saumon, le tout abondamment arrosé de champagne bien frais, parce qu'on ne se refuse rien dans la capitale, qu'il fait chaud, que ma jupe de fée danse autour de mes mollets, que j'ai envie de me laisser griser.
Mais l'heure tourne, la nuit tombe, la foule anonyme et rieuse se dirige vers l'Est, d'où jailliront bientôt les feux d'artifice. Les ponts grouillent de monde, minuscules vies furtives et vacillantes, et nous trouvons une place sur le Pont des Arts, parmi les ados un peu ivres, les petits garçons scrutant l'horizon, les vieux amoureux, tous âges et toutes nationalités, ça rit en espagnol comme en chinois.
Autant vous le dire, le Pont des Arts, ce n'est pas forcément le bon
plan, en matière de feu d'artifice. On devine bien, aux lueurs vertes et rouges qui éclatent aux pieds de la Tour Eiffel, qu'il se passe quelque chose, mais on ne voit que quelques étoiles de lumière.
Assez, cependant, pour nourrir mon appareil photo de quelques clichés électriques.
12:30 Publié dans La ville | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris, photo, 14 juillet
17.07.2007
"chancelante, pareille à un tournesol" (A.Breton)
Oyez, oyez, braves gens, trois fois hourrah et alléluia, la vieille dame pudique qui dissimulait ses formes depuis si longtemps derrière un chaste voile blanc commence enfin à sortir la tête de sa cachette. Pour les parisiens de fraîche date dont je suis, elle n'avait jusqu'à maintenant été qu'une présence imposante et massive que je saluais respectueusement en passant en vélo le long de la rue de Rivoli, tout en fantasmant sur ce qui pouvait bien se trouver sous cette couverture immaculée. 
Je pensais que j'aurais quitté Paris bien avant de voir de mes propres yeux sa façade dentelée et le rictus de ses gargouilles.
Et puis, il y a peu, le haut de la Tour Saint Jacques, clocher de l'ancienne église Saint Jacques de la Boucherie, érigé par la corporation des bouchers, commencé sous Louis XII, achevé sous François Ier, est apparu.
Souvenir d'un lieu qui fut longtemps le point de départ du pèlerinage de Compostelle, sauvé de la destruction
révolutionnaire par un architecte consciencieux, épargné par les flammes de 2 incendies au début du XIXe siècle. Une petite bouffée de XVIe siècle dans une capitale historique qui n'en compte pas tant que ça, finalement.
13:05 Publié dans La ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, tour Saint Jacques, photo
"Born to what ?"
"We have suffered death during birth.
We are left with the strangest experience :
the real birth which is called death.
Born to what ?"
Edvard Munch

10:15 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : peinture, Munch
16.07.2007
"Italie, doubles visions"




09:35 Publié dans Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : paris, photo, expo, Italie
15.07.2007
"La même innocence que les fous, les ivrognes et les anges"
Au Musée Picasso, il y a une petite fille dans un berceau. Qui sent bon l'enfance et la rouille. Qui sourit de sa bouche creusée et de ses yeux écarquillés sur un monde de fonte et de goudron lisse. Qui accroche de sa tête plate les regards des visiteurs, charmés par la délicatesse un peu rustre de ses gestes immobiles.
22:45 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo
14.07.2007
Trottoirs
Des trottoirs parisiens, des cailloux au bord des ravins, des étoiles filantes, des bougies dans les cryptes ou sur les gâteaux d'anniversaire, des cils sur la joue, des voeux à ne plus savoir qu'en faire, des voeux qui se font plus sages, plus raisonnés. Qu'est-ce que je peux bien souhaiter, après tout, si ce n'est de prendre les bonnes décisions ?17:30 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, Florence
13.07.2007
Un invincible été











"Au milieu de l'hiver,
j'ai découvert en moi
un invincible été"
Albert Camus
22:20 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photos, voyages
12.07.2007
La bal(l)ade des 30 ans
Le jour de ses 30 ans est censé être un jour auquel on repensera avec plus ou moins de nostalgie, de plaisir, de mélancolie, de bonheur, de regret, un jour, plus tard, quand on sera vieux, triste ou pas, plus sage (?).
C'est un jour qui doit être accompagné d'images, d'odeurs, de sensations, lumière irréelle perçant les nuages orageux pour se poser sur la Seine, goutte d'eau transperçant l'eau verte du canal Saint Martin, reverbères grêles et guindés comme des gentlemen, ressassement du chemin parcouru, des gens perdus, des nouvelles rencontres, des projets, des envies, des regrets.
Alors, j'avais pris des photos, ce jour-là, il y a quelque temps, quand j'étais allée me balader nonchalamment dans les rues de Paris, quand j'avais traversé les boulevards et les ponts, quand j'étais allée faire un clin d'oeil aux tours de Notre-Dame et aux toits pointus du Châtelet, quand j'étais restée sous la pluie naissante à regarder onduler les eaux de la Seine, quand j'avais regardé mes mains posées sur le pont en me demandant où étaient passées mes mains de petite fille et les rêves qui allaient avec, quand j'avais humé l'air parisien, souri aux gens, chantonné des airs de Carla Bruni, ça s'y prêtait bien, là, sur les pavés humides.
J'avais voulu me sentir particulièrement vivante et pleine de possibles. "Now is blessed, the rest remembered", comme l'écrivait le Morrison de mes 20 ans, et ça n'avait jamais été aussi vrai que sur ce pont.
Rites de passage usagés.
Mes 20 ans étaient marrants, mes 25 tragiques, mes 30 ans, je les voudrais sereins.
22:55 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, photo

