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10.11.2007
"Ma peinture est ma scène", William Hogarth
Les Anglais, probablement du fait de leur insularité, ont su développer un art propre, inédit, personnel. Au XVIIIe siècle, les portraits de Hogarth détonnent parce qu'ils vont au-delà de la mise en représentation des modèles mais cherchent, vous l'aurez compris, l'individu derrière l'avalanche de dentelles.
Lorsqu'il se peint dans sa tenue d'intérieur, avec son chien (cherchez toujours le chien, dans les tableaux anglais, car le peintre lui fait souvent exprimer ce qu'il pense en réalité de ses personnages - le vice dans un étalage de vertus), William Hogarth se présente non pas en peintre mondain mais en lecteur avide de Shakespeare, Swift et Milton, en amoureux de la "ligne de beauté", bref en toute simplicité.

The artist and his pug, 1745, Tate Gallery, London.
Et ce tableau présentant ses serviteurs est considéré comme un chef-d'oeuvre d'humanité. Délaissant les dames et les cavaliers, il dépeint les visages de ces six humbles personnages, chacun étant strictement individualisé dans le collectif, avec une intimité, une expressivité et un naturel déconcertants, et très novateurs.

The artist's servants, 1750-55, Tate Gallery, London.
Et que dire du sourire radieux et comme capté sur le vif de cette shrimp girl rayonnante si loin des portraits académiques du temps ?

The shrimp girl, 1740-45, National Gallery, London.
13:05 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture, Holbein

