27.08.2008

"Life is what happens to you while you're busy making other plans"

 

 

Les bonnes chansons vieillissent toujours forcément bien

 

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26.08.2008

Quelques traces

Etrange, quand on y pense un peu, ce besoin lancinant de laisser une trace de soi, même anonyme, même infime, même insignifiante. Il y a certains jours de pluie où ça prend tout son sens, d'autres où cela semble vain. Un instinct de survie un peu malhabile et un peu inutile.

 
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«Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver» (René Char)

25.08.2008

Qui l'eut cru ?

Ceci est la 200e note postée sur Elseneur
 
 
 
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24.08.2008

Une pensée pour ma soeur

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23.08.2008

Les quatre femmes de Dieu

2767af53bf56d55bde6f6dea2d7f5433.jpgAu détour de la rédaction d'un article, me voilà amenée à relire l'ouvrage édifiant de Guy Bechtel sur la "misogynie ecclésiastique" qui sévit depuis les premiers temps du Christianisme jusqu'à nos jours.b3f31e6fb2b9596d8a5a05263fc2539a.jpg
 
Contrairement aux idées reçues, la valorisation de Marie n'a pas eu pour effet de glorifier les femmes à travers leur rôle de mère. Au contraire, l'impossibilité de concilier maternité et viriginité n'a fait que rejeter les mères aux confins du chemin du salut. Voilà donc les femmes réparties en quatre catégories, la putain, la sorcière, l'imbécile, et la sainte, qui, contre toute attente, n'est pas forcément mieux perçue par une institution qui se méfie de celles qui sortent du troupeau pour chercher une forme d'expression personnelle.
 
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Un livre à (re)lire absolument, indispensable.
 
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Guy BECHTEL, Les quatre femmes de Dieu. La putain, la sorcière, la sainte & Bécassine, Plon.
 
 
 
 
 

22.08.2008

"When sorrows come, they come not single spies, but in battalions" (Hamlet, IV, 5)

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21.08.2008

Sale journée

 


Vous devez nous confondre avec deux autres mignonnes...!

Impossible de s'en lasser...!

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19.08.2008

A une passante

 

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La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

 

Charles Baudelaire

 

 

09.08.2008

Le monde est une femme, qu'on se le dise

Mouton moutonnant parmi le flux incessant des parisiens grégaires arpentant sans relâche les couloirs humides du métro parisien, je passe et repasse chaque jour devant des dizaines d'affiches vantant les derniers films, les dernières expos, les dernières pièces de théâtre et j'en passe.

L'une d'elles me happe régulièrement. N'ayant longtemps retenu que le gros titre, j'ai mis du temps à remarquer qu'elle vante un livre sorti récemment, plaidoyer pour la sauvegarde de la planète. Le titre : "Ma terre est une femme". Quelque pas plus loin, un nouveau titre à la con : "Chaque femme est un roman".

Et là, tandis que je traverse Paris dans l'obscurité de son ventre, je me fais la réflexion que ce genre d'expression fleurit sous la plume masculine, et que je ne vois pas bien, au fond, ce qu'il faut comprendre. Car à peu près tout peut être une femme, voyez-vous. La Terre est une femme, le monde est une femme, la poésie est une femme, l'art est une femme, l'avenir est une femme, ma cocotte minute est une femme etc etc...

Que doit-on y lire exactement ? Est-ce censé être flatteur pour la gent féminine ? Est-ce censé induire chez le mâle un instinct naturel de protection mâtiné évidemment d'un désir moite envers la Terre, le monde, la cocotte minute... en question ?

Si moi je me mets à écrire que la Terre est un homme, autant vous dire que ça tomberait complètement à plat. Un homme, visiblement, ce n'est pas poétique. C'est râpeux, c'est âpre, c'est sec, c'est déception et compagnie. En outre, si ma Terre est un homme, elle peut se débrouiller toute seule, pas besoin qu'on prenne soin d'elle, merci bien ma p'tite dame. Hé oui, on en est encore là.

Alors moi, ça me gonfle, ces considérations condescendantes, ces "c'est beau comme une femme", et ces "les femmes sont des romans, des fleuves nourriciers, des terres lointaines, des rochers..." et je ne sais quoi. 

Merde.

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