07.08.2008

Quand l'aube se lève

Terrible orage d'été dans les lueurs du petit matin, des éclairs zébrant la chambre de bleu, une pluie diluvienne ricochant sur les corniches.

Un véritable plaisir.

06.08.2008

Bientôt...

Vous avez remarqué (ou pas...) que quand on cherche ds photos de Montréal, on ne trouve que l'éternelle vue de la ville rassemblée en un gros puzzle de buildings ? Impossible de savoir à quoi ressemble une rue, une terrasse de café, une piste cyclable, une boutique de fleuriste, la vraie vie, quoi. On ne nous balance que cette vision tentaculaire d'une ville que tout le monde aime pourtant à décrire comme douce à vivre.
 
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J'ai quand même réussi à trouver cette photo woody-allenesque, et ça fait drôlement envie :
 
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Beautiful Loser

Les Perdants Magnifiques, un titre prémonitoire pour un recueil de poèmes de Leonard Cohen (oui, oui, je fais une petite fixation en ce moment, rien de grave), qui repart en tournée à l'âge de 73 ans après 15 années sans être monté sur une scène, parce que dépouillé de sa fortune par son ancienne manager. Une aubaine pour nous, trentenaires énamourés qui pensaient n'avoir jamais l'occasion de l'entendre en vrai, et de sentir leurs cheveux se dresser en un léger picotement le long de leur nuque, mais une bien triste histoire, quand même, hum...

 

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 Photo tirée de la galerie de Gimothy à l'adresse
 
 
 
 
 

05.08.2008

"Nous commençons toujours notre vie sur un crépuscule admirable"

Peut-on décemment passer toute une nuit à écrire un article sur la Vierge tout en écoutant Manu Chao et en buvant du Porto ? Est-ce bien compatible ? Voilà en gros la question existencielle du jour, qui m'assaille seulement maintenant que le crépuscule pointe au-delà des arbres (oui, maintenant dans le 16e j'ai vue sur des arbres et non plus sur des cheminées. Un luxe inouï que je savoure comme il se doit, avec tout de même parfois un petit pincement de regret pour le coucher de soleil orangé qui s'abattait sur les toits fatigués de l'Est parisien). L'accouchement de ce foutu travail se fait dans la douleur, mais sa relecture aura un goût de vin sucré et de chocolat aux noisettes dans la lueur fanée des petits matins clairs.
 
 
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[Les fresques de Fra Angelico sont très certainement les plus belles choses que j'aie vu de ma vie]
[Ca n'a rien à voir mais je tenais à le rajouter]
[...!]
 

04.08.2008

Un (autre) instant avec Leonard

 

 

 

Décidément, je crois que je n'arrive pas bien à passer à autre chose pour le moment (hormis Manu Chao qui, on l'aura compris, accompagne l'accouchement douloureux de mon travail au point que j'envisage de le citer dans les remerciements). Le souvenir d'une petite nuit d'été et de boue reste encore accrochée en moi, quelque part, et Leonard, Leonard est comme toujours là au bon moment. Je l'ai écouté en boucle assise sur mon plancher grinçant par de froides nuits de février où le temps ne voulait pas reprendre son cours. Je l'ai écouté des nuits entières dans l'obscurité zébrée d'éclats de lune. Je l'ai écouté sans discontinuer, encore et encore, jusqu'à ce que j'en tombe de sommeil, jusqu'à ne plus penser à rien, jusqu'à parvenir, enfin, à faire le vide. Et je l'écoute encore aujourd'hui, apaisée par les certitudes tristes qu'il sème derrière lui.