08.08.2008
A y regarder de plus près...
Face à une peinture anglaise, il faut être attentif. La gentry se met en scène, se donne à voir, raidit ses cols à l'amidon, pare ses enfants de rubans et de fleurs, parsème ses intérieurs de coupes de fruits et cire ses bottes. Mais le peintre, facétieux, a toujours le dernier mot. Ce qu'il met de dignité, voire de rigidité, dans la posture du modèle, il l'ôte ailleurs. Et pour signifier au spectateur que tout ce beau vernis n'est que façade, il transpose aux animaux de compagnie, ceux que l'on effleure rapidement du regard, l'univers des hommes. Ce n'est pas le modèle endimanché qu'il faut regarder, c'est son chien, son chat, son petit singe. C'est l'animal qui symbolise sa véritable personnalité.
Les petits enfants Graham de Hogarth sont mignons tout plein, l'image même de la candeur et de l'innocence...
Et pourtant...

Le chat va dévorer l'oiseau...
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