20.06.2008
Une déclaration admirative
Intelligence, élégance du verbe, finesse de l'esprit, sens de la dramaturgie, pour une fois je ne parle pas de Shakespeare.
Je parle en fait de Michel Heim.
L'homme qui porte aussi bien le pourpoint que les plumes (de pintade), qui sait être sorcière, reine d'Angleterre ou même Dieu avec la même prestance.
L'homme dont les mots m'enchantent, et qui me fait pleurer de rire, et tiens, allez, je te le dis sans détours, Michel, je t'aime.

[Tiens, d'ailleurs, quel genre de comédie écrirait Shakespeare aujourd'hui ? A votre avis, hein ?]
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10.10.2007
The mouse trap
Il y a une phrase que j'aime bien dans Hamlet.
Bon, il y a des dizaines de phrases que j'aime, dans Hamlet.
Celle-ci est tirée de l'acte III, la fameuse scène de la "mouse trap", le piège à souris. Pour faire éclater aux yeux de tous la culpabilité de son oncle Claudius et de sa mère Gertrude, les amants adultères, Hamlet a recours à des acteurs rejouant la scène de la mort de son père. Shakespeare utilise le bon vieux truc de la pièce dans la pièce, la mise en abîme, pour réfléchir, comme à son habitude, sur les mécanismes du théâtre.
Gertrude, bien sûr, ne se reconnaît pas dans la reine de la pantomime. Hamlet l'interroge : "Madam, how like you this play ?". Et elle de répondre : "The lady doth protest too much, methinks". Trop de serments, trop de détails, trop de justifications, tout ce qu'on ne lui demandait pas. La dame en fait trop, la dame promet trop, la dame tord ses mains, la dame pousse de grands cris. "Our thoughts are own, their ends none of our own", modère le roi de comédie, mais la dame se récrie.

13:10 Publié dans Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, théâtre, Shakespeare
20.02.2007
"Et c'est comme ça qu'on va l'appeler...!"
Une fois n'est pas coutume, j'utilise mon blog à des fins publicitaires alors que je n'ai aucun intérêt financier ni même personnel dans l'histoire : il se trouve simplement que je suis allée au théâtre voir ce monologue à multiples voix et que j'estime que n'importe quel être humain sensible et sensé devrait s'y ruer pour passer une bonne heure extraordinaire à rire et pleurer à la fois, parce que ça fait du bien, parce que l'acteur arrive à porter et transporter toute la salle, parce que ceux qui ont adoré Clara, Thérèse, Julius le chien épileptique, le Petit et ses lunettes roses... vont se retrouver en famille et que ceux qui n'ont jamais lu Pennac vont ressentir comme un besoin impérieux de s'y mettre.

22:15 Publié dans Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, théâtre

