07.09.2008
Adoucissons nos moeurs

Les deux morceaux de Beethoven que je préfère entre tous (même si les orchestrations de ces extraits sont loin d'être les meilleures, mais on prend ce qu'on peut où on peut, ma pauvre dame)
Et tant qu'on y est (allez, c'est dimanche), ne nous privons pas de l'Hymne à la Joie.
Un peu de chair de poule dans le creux de la nuque n'a jamais fait de mal à personne.
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18.05.2006
Beethoven

Une musique torturée qui prend directement aux tripes, qui les retourne et les broie. Ca sent la chair, le sang, les larmes, la sueur, la terre, la boue, le vent.
Même dans les accents légers, aériens, doux comme une pluie d’été, il y a un cri, une profondeur, qui renvoient à ce qu’il y a de plus primal en nous. Toute la tragédie de l’existence humaine explose dans les notes de Beethoven : on se sent soudain exister avec une force insoupçonnée en même temps que la réalité de notre condition de mortel nous saute au visage.
Beethoven traduit en musique ce que Shakespeare (encore lui !) montrait déjà dans Hamlet (évidemment !) : l’être humain se situe entre l’ange et la bête :
Même dans les accents légers, aériens, doux comme une pluie d’été, il y a un cri, une profondeur, qui renvoient à ce qu’il y a de plus primal en nous. Toute la tragédie de l’existence humaine explose dans les notes de Beethoven : on se sent soudain exister avec une force insoupçonnée en même temps que la réalité de notre condition de mortel nous saute au visage.
Beethoven traduit en musique ce que Shakespeare (encore lui !) montrait déjà dans Hamlet (évidemment !) : l’être humain se situe entre l’ange et la bête :
what a piece of work is man :
how noble in reason ;
how infinite in faculty ;
in form and moving how express and admirable ;
in action how like an angel ;
in apprehension how like a god ;
the beauty of the world, the paragon of animals
Ecouter Beethoven c’est ressentir "un bonheur aussi poignant qu’une souffrance".
Beethoven transcende tout.
Tiens, je rajoute une phrase d'Oscar Wilde que je viens de lire et qui me semble résumer en quelques mots ce que je peine à décrire avec les miens : "La musique nous crée un passé que nous ignorions et éveille en nous des chagrins qui avaient été dissimulés à nos larmes "
Beethoven transcende tout.
Tiens, je rajoute une phrase d'Oscar Wilde que je viens de lire et qui me semble résumer en quelques mots ce que je peine à décrire avec les miens : "La musique nous crée un passé que nous ignorions et éveille en nous des chagrins qui avaient été dissimulés à nos larmes "
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