21.08.2008

Vous devez nous confondre avec deux autres mignonnes...!

Impossible de s'en lasser...!

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22.05.2008

L'Italie pour les temps gris

Bon alors voilà.

Le temps, à Paris, c'est plus ce que c'était. Il pleuviote, il crachine, il grisaille. Des petites particules de pollen vous piquent les yeux et vous chatouillent la gorge. Vos chaussures prennent l'eau et vos pieds font "floc-floc" quand vous tentez d'arpenter dignement les trottoirs des beaux quartiers.

Et puis, le ciné, c'est plus ce que c'était non plus, hein, avouons-le bien humblement. De gros blockbusters américains à fort taux d'hémoglobine, de muscles luisants et de répliques de type "hein ?", ou bien des films comiques franco-franchouillards avec acteurs à torse velu avec des répliques de type "pouet-pouet".

Alors, comment échapper à la fois au temps et aux films pourris ?

Maix voyons, tout simplement en misant sur un petit film comme on les aime, enlevé, drôle, attachant, un rien grinçant, avec une bande-son jouissive et... (cerise sur la gâteau)...en italien s'il vous plaît !

A savoir Non Pensarci (le titre en français étant - ah ah ! - Ciao Stefano), petit bijou cinématographique, sacré avec raison meilleur film au Festival de Venise 2007.

Que vous dire, chers lecteurs, à part : "Courez-y !" (vous devriez déjà y être). 

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10.01.2008

The call of the Wild


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Le dernier film de Sean Penn comme une claque en pleine figure des gentils parisiens entassés dans un cinéma aux fauteuils moelleux. Moi la première. Calée au fond de mon siège, je regarde défiler ces paysages, je regarde les oiseaux se rassembler sur les rochers au coucher du soleil, je regarde l'écume bourdonnante des vagues s'écraser sur les rivages, je regarde les sapins tenter une percée dans la neige, je regarde l'étendue et la beauté du monde, et j'oublie tout ce qui existe autour. Je me rappelle d'une petite maison de bois perdue au milieu d'un lac, et de la sensation enivrante d'être seule au monde et bénie des dieux.

Un film pour retracer l'histoire vraie du road trip de Christopher McCandless, et revisiter les mythes d'une Amérique différente, marginale, celle des héritiers de Thoreau et de son Walden, qui n'en finit plus de susciter des vocations de promeneur solitaire. Des restes de romantisme aussi, dans cette certitude de finir par trouver son Moi au coeur même de la Nature, révélatrice des vérités cachées au fond de nous-mêmes.

Toujours, au départ, une fuite en avant, une colère à contenir, et la recherche de la liberté absolue qui seule pourrait donner une mesure à la douleur ou à la trouille. La solitude pour atteindre la sagesse, et réaliser finalement que celle-ci tient en une phrase : "happiness is real when shared", sinistre paradoxe... 

Dans la vraie vie, comme toujours, la société de consommation rattrape les idéaux les plus immaculés, et l'histoire de McCandless inspire les jeunes et les touristes en mal de sensations fortes. La visite de son "Magic bus", tragique symbole de la quête de la liberté, est devenue une attraction comme une autre. Tandis qu'en parallèle, des voix soulignent plutôt l'inconscience d'une jeunesse fougueuse et inadaptée à la vie sauvage : à voir rapidement dans ce bref article qui remet les choses en perspective : http://www.answers.com/topic/christopher-mccandless.

 

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A lire : l'article original de Jon Krakauer, dont le livre est à l'origine du scénario de Sean Penn : http://outside.away.com/outside/features/1993/1993_into_t...