11.10.2007
Juste en passant

"The truth is not always beauty ; but the hunger for it is"
Nadine Gordimer
13:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photo, littérature
30.08.2007
Inferno
01:45 Publié dans Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, dante, photo, enfer, divine comédie
29.08.2007
Shakespeare dans le texte

"I know myself now, and I feel within me
A peace above all earthly dignities,
A still and quiet conscience."
Wolsey, Henry VIII, III, 2, 378-380
02:10 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : shakespeare, littérature
27.08.2007
Des bras de femmes...
"Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil,
et d'autres qui sont la terre natale"
Amin Maalouf

12:09 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : littérature, photo, voyages
31.07.2007
Bad dreams
"O God I could be bounded in a nutshell
and count myself a king of infinite spaces -
were it not I had bad dreams"
Hamlet, II, 2.
20:01 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Shakespeare, littérature, photo
19.07.2007
Un peu de Shakespeare pour le plaisir

"We are such stuff
As dreams are made on
And our little life
Is rounded with a sleep"
The Tempest, IV, 1, 156-157
12:20 Publié dans La mélancolie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : shakespare, paris, photo, littérature
18.06.2007
Zibaldone

Photos de Giacomelli et poésie de Leopardi se sont répondues il y a deux ans dans une superbe exposition présentée à la BNF. La preuve, s'il en fallait une, que la poésie italienne ne s'est pas arrêtée à Dante, loin de là.
Non gli uomini solamente, ma il genere umano fu, e sarà sempre, infelice di necessità. Non il genere umano solamente, ma tutti gli animali. Non gli animali soltanto ma tutti gli altri esseri a loro modo. Non gli individui, ma le specie, i generi, i regni, i globi, i sistemi, i mondi.
Entrate in un giardino di piante, d'erbe, di fiori. Sia pur quanto volete ridente. Sia nella più mite stagione dell'anno. Voi non potete volger lo sguardo in nessuna parte che voi non vi troviate del patimento. Tutta quella famiglia di vegetali è in istato di souffrance, qual individuo più, qual meno. Là quella rosa è offesa dal sole, che gli ha dato la vita ; si corruga, langue, appassisce. Là quel giglio è succhiato crudelmente da un’ape, nelle sue parti più sensibili, più vitali. Il dolce mele non si fabbrica dalle industriose, pazienti, buone, virtuose api senza indicibili tormenti di quelle fibre delicatissime, senza strage spietata di teneri fiorellini.
Quell’albero è infestato da un formicaio, quell’altro da bruchi, da mosche, da lumache, da zanzare; questo è ferito nella scorza e cruciato dall’aria o dal sole che penetra nella piaga; quello è offeso nel tronco, o nelle radici ; quell’altro ha foglie più secche; quest’altro è roso, morsicato nei fiori; quello trafitto, punzecchiato nei frutti. Quella pianta ha troppo caldo, questa troppo fresco; troppa luce, troppa ombra; troppo umido, l’altra non trova dove appoggiarsi, o si affatica e stenta per arrivarvi. In tutto il giardino tu non trovi una pianticella sola in istato di sanità perfetta. Qua un ramicello è rotto o dal vento o dal suo proprio peso ; là un zeffiretto va stracciando un fiore, vola con un brano, un filamento, una foglia, una parte viva di questa o quella pianta, staccata e strappata via. Intanto tu strazi le erbe co’ tuoi passi; le stritoli, le ammacchi, ne spremi il sangue, le rompi, le uccidi. Quella donzelletta sensibile e gentile, va dolcemente sterpando e infrangendo steli. Il giardiniere va saggiamente troncando, tagliando membra sensibili, colle unghie, col ferro.
Certamente queste piante vivono ; alcune perchè le loro infermità non sono mortali, altre perchè ancora con malattie mortali, le piante, e gli animali altresi, possono durare a vivere qualche poco di tempo. Lo spettacolo di tanta copia di vita all’entrare in questo giardino ci rallegra l’anima, e di qui è che questo che ci appare essere un soggiorno di gioia. Ma in verità questa vita è trista e infelice, ogni giardino è quasi un vasto ospitale (luogo ben più deplorabile che un cemeterio), e se questi esseri sentono o, vogliamo dire, sentissero, certo è che il non essere sarebbe per loro assai meglio che l’essere.
Bologna, 19 e 22 aprile 1826
Giacomo Leopardi.22:20 Publié dans Les plaisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, photo, expo
15.06.2007
Sweets for my Swift
Aujourd'hui j'ai envie de vous donner envie de Swift, et n'allez pas me dire que Gulliver c'est juste bon pour les gamins, hein, surtout ? Swift (1667-1745), c'est le pape de l'humour noir, le prince de l'ironie irrévérencieuse, l'écrivain satirique par excellence, on aimerait bien trouver la même chose chez les français à la même époque, hum ?
Swift, c'est un irlandais, un irlandais qui voit son pays réduit au servage et dévasté par les anglais tandis que les enfants en guenilles crèvent de faim dans les rues. Alors, pour dénoncer l'état terrible dans lequel se trouve son Irlande natale, il commet ce petit bijou, Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public.
Si les enfants irlandais meurent de faim, mendient et volent, c'est parce qu'ils sont trop nombreux, forcément avec ces catholiques qui ne peuvent s'empêcher de se reproduire, hum ? Alors que faire de tous ces enfants ? Simple, répond l'auteur : il suffit de les manger. Ainsi, ils ne seront plus une charge pour leur pays et seront utiles à la société (anglaise, vous l'aurez compris).
La chair de nourrisson sera plus abondante en mars car "un auteur sérieux, un éminent médecin français, nous assure que grâce aux effets prolifiques du régime à base de poisson, il naît, neuf mois environ après le Carême, plus d'enfants dans les pays catholiques qu'en toute saison". Ainsi, manger les enfants irlandais "aura l'avantage supplémentaire de réduire le nombre de papistes parmi nous".
Voilà une solution qui permettrait de "voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras - les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu'ils le sont envers leurs juments ou leurs vaches pleines...et la crainte d'une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu'ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied".
A ceux qui voudraient également se débarrasser des vieux Irlandais malades et infirmes mais ne savent pas comment faire, l'auteur propose une solution d'une simplicité confondante : il suffit d'attendre "car il est bien connu que chaque jour apporte son lot de mort et de corruption, par le froid, la faim, la crasse et la vermine, à un rythme aussi rapide qu'on peut raisonnablement l'espérer".
Et n'oublions pas que tout cela peut être exécuté directement par les Irlandais eux-mêmes : ainsi "nous ne courrons pas le moindre risque de mécontenter l'Angleterre. Car ce type de produit ne peut être exporté, la viande d'enfant étant trop tendre pour supporter un long séjour dans le sel, encore que je pourrais nommer un pays qui se ferait un plaisir de dévorer notre nation, même sans sel".
Pauvre Irlande...
A lire aussi : instructions aux domestiques
13:09 Publié dans Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jonathan swift, modeste proposition, littérature, ironie
20.11.2006
Envie d'Inde
Peut-être est-ce dû aux premiers froids d'automne, aux ciels qui se teintent de gris, aux visages plus fermés des passants, ou plus simplement encore à la superbe pub pour un parfum à la fleur de cerisier du Japon et au thé blanc de Chine : j'ai envie d'Asie. Et particulièrement d'Inde. J'ai envie de couleurs chatoyantes, de senteurs d'épices et d'encens, d'un peu de sérénité (des clichés, quoi).
Du coup, en ce moment, je lis encore plus que d'habitude de la littérature indienne. C'est une littérature toute douce, aérienne, pleine de finesse, parfois drôle (comme le Swarup), souvent profonde, émouvante et poignante. C'est une littérature qui nous met face à nous-mêmes, écrite dans une très belle langue empreinte de beaucoup de mélancolie.
Je ne peux donc que recommander chaleureusement des ouvrages comme ceux-là, des classiques, un vrai bonheur :
l'excellent et picaresque :



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