03.08.2008

"Dans mon jardin..."

Je crois bien que maintenant que je m'apprête à la quitter, maintenant qu'elle me file lentement entre les doigts, et peut-être parce qu'elle s'offre encore plus au mois d'août, qu'elle s'étire avec langueur, qu'elle se drape dans des lumières adoucies, qu'elle dresse fièrement ses clochers, qu'elle polit ses pavés aux orages d'été, qu'elle résonne de rires et de baisers, maintenant qu'elle se laisse vivre au ralenti, ensommeillée et langoureuse, je retombe amoureuse de Paris. 

 

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02.08.2008

Y choré y choré y choré

Quand on travaille beaucoup, quand il pleut à verse dehors sur un fond ensoleillé qui fait remonter des odeurs mêlées de bitume et de feuilles, qu'est-ce qu'il reste à faire, à part donner un fond sonore à tout ça, histoire de se créer l'air de rien une petite madeleine de Proust qui ressurgira plus tard, quand on n'y pensera même plus ? Alors voilà, de la musique, encore, et toujours, en fond sonore de cette journée surprenante.

 

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21.05.2008

Marie-Antoinette (enfin, l'article corrigé !)

Marie-Antoinette, c'est comme Jeanne d'Arc : on a dit tout et son contraire sur elle, au point qu'elle confine au mythe et que les images d'Epinal et le cinéma s'en sont emparés si bien qu'on ne sait plus si elle avait vraiment les yeux bleus de Michèle Morgan ou les épaules rachitiques de Kirsten Dunst (sans surprise, la réponse à cette dernière question est non).

Marie-Antoinette, c'est comme la corrida : certains l'adorent, d'autres la détestent, mais personne n'est capable d'avoir un avis dépassionné sur la question. Biographes amateurs et universitaires en font tour à tour une digne mère de famille prise dans la tourmente, une héroïne (il n'y a qu'à voir les sous-titres de ses biographies, à faire pâlir d'envie les éditeurs de la collection Harlequin : "Marie-Antoinette l'insoumise", "Marie Antoinette, le scandale du plaisir"), une martyre, une salope, bref il y en a pour tous les goûts.

Marie-Antoinette, c'est comme Marie Stuart : si elle avait gardé sa tête, personne n'en parlerait plus, tout comme ce bon vieux James Dean, d'ailleurs (franchement, vous avez revu "La Fureur de vivre", récemment ? Je ne vous le conseille pas).

Marie-Antoinette, c'est comme le béret, la baguette et l'accordéon : un truc infaillible et qui sent bon la France pour faire venir la larme à l'oeil de la plus choucroutée des américaines.  

Alors voilà, vous l'aurez compris, moi, Marie-Antoinette, je ne comprends pas bien le foin qu'on peut faire autour d'elle. Ni pourquoi l'Histoire l'a retenue, elle, au détriment de Blanche de Castille, Catherine de Médicis, Louise de Savoie... pour ne parler que des françaises.

Elle n'était pas vraiment belle, pas franchement cultivée, pas spécialement animée d'une force de caractère implacable, et pas spécialement détentrice d'un goût très sûr (voir la débauche de roses et de perles qui dégouline de tous ses meubles). Elle était frivole, indolente, sans aucun sens politique. Elle était juste une gamine un peu imbue d'elle-même propulsée au premier rang d'un monde où chacun de ses faits et gestes relevait du public. En cela, elle est effectivement pathétique, mais ce fut aussi le cas d'Elisabeth d'Autriche, débarquée à la Cour sans parler un mot de français, délaissée par son époux, renvoyée outre-Rhin après la mort prématurée de ce dernier. Et que dire de la petite Marguerite d'Autriche, promise au futur Charles VIII, élevée à la Cour entre 3 et 11 ans, et subitement renvoyée dans ses foyers pour cause de parti plus intéressant ?

Bref.  

Vous avez bien saisi, donc, je suis moi-même loin d'être neutre en la matière et Marie-Antoinette ne fait pas vraiment partie de mon "top five" des héroïnes historiques. Pourtant, je suis allée à l'expo du Grand Palais qui lui était dédiée et qui, je dois dire, était particulièrement intéressante. Après l'expo Courbet si décevante, autant pour les peintures elles-mêmes que pour la présentation dénuée de tout commentaire compréhensible, j'avais...comment dire...un a-priori. 

Et puis je me suis retrouvée propulsée dans un chef-d'oeuvre d'art muséographique. Une expo parfaite. Une présentation à la fois chronologique et thématique, sous forme d'enfilades de pièces où les oeuvres exposées restituent parfaitement le contexte. Les commentaires sont bienvenus, bien écrits, très éclairants, mêlant l'information historique à l'anecdote de cour.  La décoration des pièces, le fond sonore... tout est fait pour nous faire "sentir" (ce mot cher à l'historien) cette fin de XVIIIe siècle.

La partie réservée aux arts, avec cette déferlante de porcelaines, de petits fauteuils, de trésors d'orfèvrerie, avec, en point d'orgue le fameur Collier de la Reine, laisse un goût amer, comme un symbole du décalage effarant entre la Cour et le peuple qui crève de faim.

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Et puis, bien sûr, la dernière salle, tendue de noir, dédiée à la captivité et à la mort de la famille royale, avec des extraits de lettres de la reine qui font un triste écho au fameux "Rien" que Louis XVI nota dans son journal le 14 juillet 1789. Le mobilier du Temple semble faire un pied de nez tragique aux secrétaires en nacre et aux écritoires en marquetterie des salles précédentes. La coiffeuse de la reine, trônant dans tout son dépouillement, avec son miroir vieilli dans lequel mon reflet semble jailli d'un temps révolu, et dans lequel Marie Antoinette s'est contemplée une dernière fois avant de monter à l'échafaud, est à coup sûr l'une des pièces les plus émouvantes.

Vraiment une très belle exposition, à voir absolument.

15.10.2007

En attendant un nouveau continent

Quand on s'apprête à changer de continent, on commence à regarder les choses qui constituent notre bonne petite vie européenne d'un autre oeil. On se demande ce qui va nous manquer. Il y a des souvenirs qu'il faudra emmener, des souvenirs de baisers, au-dessus d'un fjord norvégien, au sommet de la coupole du Duomo de Florence, sur le parvis de Notre-Dame, dans un bateau à rames sur un lac finlandais, dans un café brun hollandais... tous ces petits riens, ces caffè latte, ces engansgrill, ces harengs marinés. Et puis les ruelles tortueuses, les pavés, les églises gothiques, les cloîtres romans, les Vierges à l'enfant surplombant les portes des fermes.

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Et puis Paris, adorée, détestée, qui rentre en grâce et se donne à redécouvrir du haut de ses ponts, la nuit, quand les lumières glissent sur la Seine opaque, quand les maisons bien alignées prennent un air de maquette de cinéma, quand ses églises dressent leurs silhouettes légères au-dessus des touristes et des amoureux. Cette Paris-là, la Paris de mes premières amours, la Paris des pique-niques et des balades à vélo, des sushis et des petits vapeurs, des peintres et des photographes, des bibliothèques et des films du dimanche soir, des bouquinistes et des petites terrasses, la Paris des premiers émerveillements, je l'aime tendrement.

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Je l'aime d'autant plus que je vais la quitter, et j'en oublie le gris, la pluie cinglante, la crasse, la misère, la moiteur du métro, les gens pressés, le bruit des voisins et des voitures, le manque d'air et le manque d'arbres...

Je vais transporter tout cela avec moi au-delà de l'Atlantique, un peu d'Italie, un peu de Scandinavie, un peu de France, des souvenirs tout chauds ; et puis je vais commencer une nouvelle vie, pleine de possibles et d'imprévus, où tout sera en devenir.

21.09.2007

Jour de joie pour Monsieur Alf

Innoncente, légère mais non point court vêtue, je quittai ce matin mon appartement parisien pour rejoindre la section Assédic la plus proche afin de leur demander, bordel, pourquoi diable on me menace de me rayer des Assédic (alors que je n'ai encore rien touché) et on me réclame des papiers que j'ai déjà donnés de mes blanches mains il y a 15 jours à la dame de l'accueil, laquelle m'avait promis d'en prendre grand soin. Je me rendis donc en ce lieu de tristesse abandonné des dieux et des décorateurs d'intérieur pour demander à la jeune fille dépassée mais néanmoins souriante pourquoi diable, bordel, etc...

(réponse : elle ne sait pas)

Rentrant donc bredouille et maurigénant dans ma barbe inexistante, je découvris avec inquiétude que la porte d'entrée de l'immeuble était grande ouverte. Craignant d'abord que Monsieur Lanouille ait fait un malaise dans ses propres excréments, qu'il prend un malin plaisir à dissimuler derrière les pots de fleurs en plastique qui décorent l'entrée, je finis, rassurée sur ce point, par suivre les traces étranges qui essaimaient les escaliers. J'entendis des bruits d'activité frénétique au-dessus de ma tête et je découvris, bien sûr, que tout cela se passait sur mon palier du 5e étage. D'immenses cartons bloquaient une seule porte : la mienne.

Personne à l'horizon, et impossible de traîner ces maudits cartons sur plus d'un cm. J'hésitais entre hurler à la mort ou sonner rageusement chez les voisins (à ne faire qu'en cas d'extrême urgence) quand Monsieur Alf, encore lui, sortit tout guilleret de chez lui, vêtu en tout et pour tout d'une serviette de bain blanchâtre négligemment nouée autour de sa bedaine pleine de houblon fermenté, pour m'aviser qu'il changeait sa chaudière, laquelle se trouvait précisément dans le carton que j'étais en train de bourrer de coups de pied.

Il se proposa fort galamment de m'aider à déplacer les cartons, se fit très rapidement un bon tour de reins, transpira abondamment sur mon sac à main (enfin, mon gros sac tibétain en tissu fleuri, mais ça sonne moins bien), et disparut d'où il était venu dans un éclat de rire hystérique, tandis que j'en étais encore à prier sainte Rita pour que la serviette de bain ne se dénoue pas sous mes yeux horrifiés.

A l'heure où j'écris, les installateurs sont toujours là, perçant, cognant et faisant vibrer les murs : jour de joie pour Monsieur Alf qui imite tour à tour la perceuse, le marteau, le tuyau cognant contre la cloison, les essais d'allumage. Jour moins radieux pour moi qui ai du boulot, hein, quand même, et qui aimerait bien que cette foutue chaudière soit installée. Déjà que je prends comme un affront personnel que des gens dans l'immeuble aient une chaudière neuve quand la nôtre peut se mettre en grève à tout moment, comme elle aime à le faire quand les nuits se rafraîchissent...

18.09.2007

Weegee au Musée Maillol

Pendant 10 ans, Weegee vit dans sa voiture, insomniaque, relié 24h sur 24 à la fréquence de la police. b97fec52185eef8428a436b7caecd3db.jpg

Pendant 10 ans, il trimballe sa bagnole des quartiers chics aux faubourgs crasseux de New York, le coffre plein à craquer, des ampoules de flashs jusqu'aux bottes de pompier, pour saisir le temps d'un cliché souvent teinté d'une triste ironie les visages de gangsters arrogants ou le regard vide des victimes baignant encore dans leur sang.

 

881a7301688eedc4e77c7b75b0dee270.jpgVisiter l'expo sur Weegee au Musée Maillol, c'est se retrouver plongé dans941aeaa193aa407b41e1380d6d618bfa.jpg les films noirs hollywoodiens des années 50. Pour un peu, on entendrait un sous-fifre dire au Marquis tout de guêtres vêtu : "patron, on était avec vous à Rigoletto". Les cinéastes américains, à commencer par Coppola, se sont d'ailleurs inspirés de ses photos pour donner corps à des atmosphères sombres et poisseuses.

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348dc60edffffe4c23a737b1cb678b0f.jpgPas de censure, juste les contours en noir et blanc de la société américaine. Le contraste entre les riches un peu pincés serrant leurs augustes fessiers sur des sièges d'opéra et les gosses des pauvres dormant entassés dans les escaliers de secours pour trouver un peuda38e42b8fb9021ddadc3326525df10b.jpg de fraîcheur. Les larmes des mères pleurant leurs fils assassinés et les rires des gamins aspergés par les bornes à incendie. Les diamants étincelants et obscènes des grandes dames et les sourires radieux des habitants de Harlem.

 

Jusqu'au 15 octobre 2007.

03.09.2007

Monsieur Alf et des tomates au bord d'un lac

Dimanche matin. Monsieur Alf est dans tous ses états.

Tandis que le parisien stressé savoure une grasse matinée bien méritée (nous, donc), se raccrochant désespérément à des bribes de sommeil et des bouts de rêves en kaléidoscope, Monsieur Alf s'acharne à nous tirer de notre somnolence cotonneuse à coups de cognements répétés contre le mur, entrecoupés de halètements de mauvaise augure. De temps en temps, Madame Alf pousse un couinement d'encouragement.

Grâce à la miséricorde divine, nous finissons par émerger et par réaliser que les époux Alf ne sont pas en train de s'adonner à des plaisirs qui n'ont de coupables que le nom, mais bien en train d'entasser de gros cartons sur le palier. Lui, le cheveu coupé court derrière les oreilles, histoire de bien lui dégager les idées et de lui permettre de mieux entendre les bruits de la rue qu'il aime tant imiter, le torse glabre et pendouillant exposé aux regards des voisins pressés qui se ruent dans la cage d'escalier. Elle, les taches de rousseur à l'avenant sur son nez de vieille petite fille, sanglée dans son serre-tête, faisant des moulinets désespérés avec les bras pour désigner les derniers espaces libres sur le palier.

Nous nous regardons : lequel de nous deux va avoir le courage de s'extirper du lit et de l'appartement pour aller chercher les sacro-saints croissants dominicaux, et prendre ainsi le risque de se retrouver à découvert face à nos voisins ? C'est pas mon tour, aujourd'hui, j'ai droit à un sursis, dernier moment suspendu dans la chaleur de la couette. Derrière la porte, j'entends Monsieur Alf rire grassement en expliquant que non, ils ne déménagent pas, vous seriez trop contents, hein, les jeunes, non nous on est là depuis 31 ans maintenant, là on ne fait que descendre à la cave des choses dont on n'a pas besoin, que des livres vous comprenez, des trucs qu'on ne lira jamais et qui prennent la poussière sur les étagères, vous savez ce que c'est, quand on vit dans 30m².

C'est là que je me suis dit qu'il fallait partir, continuer à avancer, bouger, bouger, quitter cette Paris gloutonne qui enserre ses amoureux et les cloître dans de petits appartements moisis, aux carrelages pendouillants, aux murs fissurés, aux voisins rendus fous d'ennui, pour ne pas se retrouver un jour à dire des phrases de type "ça fait 31 ans qu'on vit dans ce 30m², juste sous les poivrots, et juste au-dessus du pervers scato". Envie de dire "vous nous trouverez facilement, on est la petite baraque en bois rouge, juste au bord du lac, celle avec des plants de tomates et une petite barque déglinguée". Ben oui, voilà comment Monsieur Alf torse nu m'amène à fantasmer sur des plants de tomates, les raccourcis de la vie sont bien souvent imprévisibles, et c'est tant mieux. 

19.07.2007

Un peu de Shakespeare pour le plaisir

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"We are such stuff

As dreams are made on

And our little life

Is rounded with a sleep"

The Tempest, IV, 1, 156-157

 

18.07.2007

Premier 14 Juillet à Paris

d99aca872d61505e84bfcf01c7e249c4.jpgCa commence par un incontournable clin d'oeil à la vieille dame, "cette vieille reine de nos cathédrales", comme dirait Tonton Victor, resplendissante sous le soleil de fin de journée, prête à se laisser dévorer des yeux par les touristes émerveillés et les parisiens amoureux, et à accueillir les saltimbanques, cracheurs de feu qui allument des étoiles dans les yeux des petites filles.

36773016be27692185aab14323935388.jpgEnsuite vient le moment du sacro-saint pique-nique au bord d'une Seine qui se fait opaque dans la lumière du soir, fleuve d'encre, étendue d'huile où glissent les bateaux un peu fiérots aux noms éminemment kitsch. Au menu, sushi et maki, raviolis de poulet et brochettes de saumon, le tout abondamment arrosé de champagne bien frais, parce qu'on ne se refuse rien dans la capitale, qu'il fait chaud, que ma jupe de fée danse autour de mes mollets, que j'ai envie de me laisser griser.

9ce9ddb8b647af248b26c4740877f065.jpgMais l'heure tourne, la nuit tombe, la foule anonyme et rieuse se dirige vers l'Est, d'où jailliront bientôt les feux d'artifice. Les ponts grouillent de monde, minuscules vies furtives et vacillantes, et nous trouvons une place sur le Pont des Arts, parmi les ados un peu ivres, les petits garçons scrutant l'horizon, les vieux amoureux, tous âges et toutes nationalités, ça rit en espagnol comme en chinois.

e68ededde0395ffe2f049b6538c69584.jpgAutant vous le dire, le Pont des Arts, ce n'est pas forcément le bon e6f0e0f220e9c2e4c5622bcf201580c4.jpgplan, en matière de feu d'artifice. On devine bien, aux lueurs vertes et rouges qui éclatent aux pieds de la Tour Eiffel, qu'il se passe quelque chose, mais on ne voit que quelques étoiles de lumière. 29d6dab26b9913104ef60b786d07891f.jpgAssez, cependant, pour nourrir mon appareil photo de quelques clichés électriques.c08dc40d6e88b3af2202e2778ebeebf2.jpg

 

 

17.07.2007

"chancelante, pareille à un tournesol" (A.Breton)

218115718eab07d7ac11dbecec9ce8cc.jpgOyez, oyez, braves gens, trois fois hourrah et alléluia, la vieille dame pudique qui dissimulait ses formes depuis si longtemps derrière un chaste voile blanc commence enfin à sortir la tête de sa cachette. Pour les parisiens de fraîche date dont je suis, elle n'avait jusqu'à maintenant été qu'une présence imposante et massive que je saluais respectueusement en passant en vélo le long de la rue de Rivoli, tout en fantasmant sur ce qui pouvait bien se trouver sous cette couverture immaculée. 1ec65cc7f4eb047af47684a67566c383.jpg

 

Je pensais que j'aurais quitté Paris bien avant de voir de mes propres yeux sa façade dentelée et le rictus de ses gargouilles.

 

a41e918ceaa136ee1ab58f63e5d8fa8c.jpgEt puis, il y a peu, le haut de la Tour Saint Jacques, clocher de l'ancienne église Saint Jacques de la Boucherie, érigé par la corporation des bouchers, commencé sous Louis XII, achevé sous François Ier, est apparu.

 

Souvenir d'un lieu qui fut longtemps le point de départ du pèlerinage de Compostelle, sauvé de la destruction ee407b1eccdcc84621511405dc491e66.jpgrévolutionnaire par un architecte consciencieux, épargné par les flammes de 2 incendies au début du XIXe siècle. Une petite bouffée de XVIe siècle dans une capitale historique qui n'en compte pas tant que ça, finalement.

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